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A Châtenoy,
il y avait deux châteaux qui, bien que modifiés,
existent toujours et sont habités. On entre dans le premier
château, le plus important, par l'ancien pont-levis entouré de
lumières pour tirer avec des armes à feu. Ce château
est devenu au siècle précédent une distillerie
de betteraves qui n'est plus maintenant en activité. Les seigneurs,
de la famille de PICOT de Dampierre, ont rendu leur château
célèbre en organisant,
après la Saint
Barthélémy, une réunion entre catholiques et protestants, lors de laquelle
aurait été signée la paix de Châtenoy.
Catherine de Médicis, serait venue de l'abbaye
de Cercanceaux, non loin
de là, pour appuyer cette signature de son autorité.
L'autre château qui a appartenu à une famille de CULANT est habité,
il conserve encore maintenant, une belle tour carrée, des motifs médiévaux
sur les portes, des culs de lampe et une grange aux dîmes.
L'église de Châtenoy est assez typique du Gâtinais, devant
cette église on verra un porche d'entrée du 12ème siècle,
très bien restauré.
A l'intérieur une pierre tombale de
1548, est ornée de motifs présentant une famille seigneuriale
et quelques inscriptions.
Les invasions
barbares, querelle avec les Francs, car carrefour
important et stratégique, part la richesse du
terroir.
Il constituait à la naissance de la dynastie capétienne
une pierre angulaire du royaume : Hugues Capet, premier comte de
Paris, reçut en fief l'Orléanais qui resta aux mains
des rois de France jusqu'à Philippe Auguste.
Philippe de Valois érigea la province en duché en 1344.
La région souffrit cruellement de l'invasion anglaise au cours
de la guerre de Cent Ans, et s'illustra avec la délivrance
d'Orléans par Jeanne d'Arc en 1429. Louis XII réunit
l'Orléanais à la Couronne.
Durant les guerres de Religion, le Loiret fut touché assez
sérieusement par les deux vagues de 1560 et 1590 : les destructions
d'églises et les pillages furent tout à fait comparables,
sinon supérieurs, à ceux de la Révolution, et
les débats furent aussi vifs qu'à Paris.
Le Loiret fut le dernier département occupé au cours
de la guerre franco-allemande de 1870-1871, au moment où celle-ci
se terminait.